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La Mée c'est ....

    
Le journal La Mée
est né en janvier 1972
d'une équipe de bénévoles qui avaient
(et ont toujours) quelque chose à dire

« La Mée » c'est
d'abord le nom d'un territoire
situé sur les Marches de Bretagne

La Mée
c'est ensuite un hebdomadaire,
seul moyen d'expression de gens
qui ont quelque chose à dire

Pas besoin d'être journaliste
pour écrire dans la Mée :
le langage du cœur
vaut tous les langages.

Mais il se fait parfois vif,
ce qui explique le côté polémique
de certains articles


La Mée, enfin, c'est le témoin
d'une époque :
en suivant l'actualité
chaque semaine,
en essayant de faire revivre
un passé pas si lointain,
La Mée contribue
à l'histoire
de cette région,
et des gens qui l'habitent


Si vous aussi,
vous avez quelque chose
à dire,

Si vous aimez ce journal
ou s'il vous fait hurler ...
 écrivez à La Mée :
journal.la.mee@wanadoo.fr
et voyez ses archives :
http://www.journal-la-mee-2.info

Lors de la conférence d epresse donnée en commun à l'Elysée par le candidat américain Obama et par le Président Sarkozy, une journaliste américaine, Mme Amanpour, a posé la question suivante ! (traduction plus loin)


Mr. President Sarkozy, you know that in France the presence of Barack Obama and what he’s done in terms of breaking the barriers in the United States has sort of made a resurgent black consciousness movement here. The black people in France are very proud and very hopeful for their future.

They also live, many of them, in poor situations. And you know you’ve had your own riots here, and protests and disturbances in the "banlieue" and the Cité. At one point when we were covering those riots, when you were Interior minister, you called the rioters "scum." And I’m wondering whether you feel today, when you stand next to somebody you clearly admire so much and who has broken so many barriers, that you regret that term, or that you wish you hadn’t said it.


Monsieur le Président Sarkozy, vous savez ce que la candidature de Barack Obama a fait  pour briser les barrières aux États-Unis et redonner de l'élan à la conscience noire. Les Noirs en France sont très fiers et très optimiste pour leur avenir.

Mais beaucoup d'entre eux vivent dans de mauvaises situations. Vous avez eu des émeutes et  des perturbations dans la "banlieue" et la Cité. Lorsque vous étiez ministre de l'Intérieur, vous avez appelé les émeutiers "racaille". Et je me demandais si aujourd'hui, quand vous êtes à côté de quelqu'un que vous admirez et  qui a brisé tant d'obstacles, si vous ne regrettez pas ce que vous avez dit ?

 

Dans sa réponse Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il n'y avait eu aucune émeute depuis son élection. Tiens donc, et Villiers-le-bel ? Sarkozy a oublié. Ou menti ??

Il a dit aussi : « depuis trois décennies, tous vos ministres des affaires étrangères n'ont pas des noms américains : madame Albright, Colin Powell, madame Rice ».Tiens donc ! Dans ce pays d'immigration récente, il y a donc des noms typiquement américains et d'autres qui le sont moins ?

Il a rappelé avoir pris au gouvernement Mmmes Rachida Dati, Fadela Amara et Rama Yade. Une façon de dire que, peut-être, leurs ancêtres ne sont pas des Français de souche .


 

Droits et devoirs des demandeurs d'emploi

A lire : le rapport de l'Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r1043.asp

Mais on ne parle jamais des droits et des devoirs des employeurs ! Ou du moins on en parlait dans le Code du Travail. Mais celui-ci est régulièrement mis à mal ....
Un service militaire éprouvant

Chirac, mon ami de trente ansJuste avant 1981, j'étais coordinateur au QG de campagne [de Jacques Chirac], et je ne cessais de recevoir tous ceux qui avaient des idées. Nous faisions croire que l'on allait gagner la présidentielle. Nous savions tous que nos chances étaient nulles. Je voyais arriver Nicolas presque tous les jours. Il avait du temps. Je lui avais fait une lettre de recommandation au nom du mouvement pour un piston en or à l'armée. Il faisait son service dans l'armée de l'Air, à Balard. C'était la meilleure planque de la République. Comme les autres pistonnés, il pouvait faire à peu près tout ce qu'il voulait. Il rôdait donc beaucoup rue de Lille. Je travaillais alors pour Jean François Poncet, le ministre des Affaires étrangères. Nicolas Sarkozy est venu me supplier un jour de l'inviter à un des déjeuners du ministère. « Jean François, mets moi en bout de table. »


C'est aussi l'époque où il était copain avec les « fils de ». Il s'est ainsi lié d'amitié avec le fils Barre, puis avec le fils Decaux, le fils Lagardère, le fils Bouygues... Ce n'était pas si bête. Un jour il est venu m'annoncer son mariage avec une parente d'Achille Peretti. Socialement, il faisait coup double. Il entrait dans la famille de celui dont il briguait déjà secrètement la succession. Et il devenait un peu corse par alliance, son clan de l'époque. Charles Pasqua a d'ailleurs été son témoin de mariage. Signe qui ne trompe pas, Nicolas a donné à son premier fils le prénom du fils de Charles : Pierre. Jean-François Probst

(Extrait de « Chirac, mon ami de trente ans », de Jean-François Probst (Denoël).

Le travail c’est pas la santé ! Il faut supprimer les tentations de travailler.

Armée française : 54 000 postes en moins. Il y aura moins de guerres dans le monde ?

Volailler Doux : 647 emplois menacés (annonce du 11 juillet 2008). Lire ici

Equipement Faurecia : à Redon l'entreprise devrait fermer en 2011. Elle emploie 290 CDI et 120 intérimaires (annonce du 11 juillet 2008).

 

La production industrielle en France a chuté de 2.6 % en mai 2008. Il faut remonter à octobre 2005 pour trouver pire.

 

Fonctionnaires : 30 000 de moins en 2009. Lire ici


Renault : annonce de suppression de 5000 postes.Lire ici  -annonce du 23 juillet 2008


SFR : 400 postes en moins -Lire ici


Dans le monde : Sony Ericson (-2000 emplois), Infineon (-3000 postes),  St Gobain (-4000 postes), Qantas (-1500 postes), Siemens (-16 750 postes), Chrysler (-1000 postes)


Va falloir créer des postes de chômeurs et des hommes politiques pour stigmatiser les chômeurs.

 


 

Une bonne nouvelle cependant : on annonce 300 à 500 emplois dans une usine "Daher aérospatiale" à Nantes (annonce du 11 juillet 2008)

 

Sondages

 

Demain, tout ira bien. Entré en 2006 au capital de l'institut de sondages CSA à hauteur de 40 %, le groupe Bolloré vient d'en prendre le contrôle total. Cela lui sera plus facile pour cotrôler la cote d'amour de son ami Sarko.

 

En attendant N.Sarkozy continue à dégringoler dans les sondages. Les sondés sont méchants.

Le "NON à l'Europe bunker" vivement réprimé par d'importantes forces policières.

A l'initiative de la L.D.H., du MRAP, d'ATTAC, du COVIAM, de RESF, a été organisée lundi 7 juillet dans un hôtel de  Cannes, une conférence de presse contre la politique d'immigration et droit d'asile de l'Union Européenne.

Dans le même temps une chaîne humaine composait, à la frontière de la zone interdite aux manifestations, la phrase "Non à l'Europe bunker" ; et une banderole portant la même phrase était déployée le long d'un bus à impériale sur le parcours de la Croisette, aux abords du Palais des Festivals où étaient réunis les ministres européens qui envisagent de fermer plus encore aux êtres humains les barrières de l'Europe. 

Les manifestants, 23 hommes et femmes de tous âges et de toutes sensibilités citoyennes, ont été brutalement arrêtés et placés en détention. Deux journalistes de la télévision allemande Deutsche Welle, qui tentaient de filmer la manifestation, ont eux aussi été retenus, malgré leur accréditation officielle pour ce sommet européen.

L'Europe en construction ne semble pas plus tolérer les mouvements de population que l'expression des idées qui la contredisent, alors que les marchandises et l'argent, eux, circulent librement. L'Europe des peuples libres s'éloigne à grands pas ! Nous appelons les citoyens à refuser cette Europe-là et à participer à la construction d'une Europe ouverte, fraternelle, respectueuse des droits de l'homme
J'ai vu des gens pleurer

J'ai vu un homme pleurer parce que, en juin, il a fait des heures suppl' et que l'entreprise ne les lui a payées. L'homme était à découvert à la banque. Tant pis pour lui, il paiera des agios un mois de plus.

J'ai vu une femme pleurer parce que sa banque a retiré, en fin de mois, sans prévenir, la "taxe de tenue de compte". Cette femme s'est trouvée à découvert de 0.61 €. La banque lui a appliqué une pénalité de 6,50 €.

J'ai vu un bureau de poste vide parce que, selon la responsable de cette Banque des Pauvres, à partir du 12 ou du 15 du mois les gens ne viennent plus retirer de l'argent sur leur compte : celui-ci est vide.

J'ai vu des personnes âgées à qui, en maison de retraite, on sert l'après-midi "de l'orange". Ce n'est pas du jus d'orange (c'est trop cher, paraît-il) mais simplement de l'eau colorée en orange !
Dialogue social
L’insupportable mépris des patrons


(Commuiqué du SNJ, syndicat national des journalistes)

La casse sociale bat son plein ! Encouragés par une politique dont les objectifs clairement affichés ont pour nom déréglementation et remise en cause des acquis sociaux, les patrons du secteur des médias ne se gênent plus. Ils ferment ostensiblement la porte au dialogue social, renient ouvertement leur parole et s’assoient sans complexe sur les textes légaux. Trois exemples pour s’en convaincre.


Concernant le droit d’auteur des journalistes, une réflexion commune entre auteurs et éditeurs a été engagée dès la fin 2005, pour tenter d’anticiper sur une réforme législative que la révolution numérique rendait à terme inéluctable. Plus de deux années de travail, marquées de rencontres régulières, ont permis de finaliser un texte susceptible de trouver un consensus au sein de la profession. Plusieurs syndicats de journalistes et groupements d’éditeurs ont déjà donné leur aval. Faisant fi de cette recherche commune, quelques patrons de presse ont réussi à convaincre trois sénateurs de déposer, dans le cadre de la discussion du projet de loi sur la modernisation de l’économie, un amendement « urgent » qui vise à anéantir le droit d’auteur des journalistes  et, par là même, torpille le consensus qui était tout près d’être trouvé. La profession jugera !

Concernant la formation des pigistes, la loi de 2004, instaurant notamment le DIF, n’est toujours pas appliquée à ces salariés. Des règles tenant compte de la particularité de la rémunération à la pige ont pourtant été définies paritairement après, là aussi, plus de deux ans de négociation. Le dispositif est donc prêt… sur le papier. Si cinq syndicats de journalistes ont en effet paraphé l’accord final, la partie patronale, qui reconnaît être d’accord sur le contenu, refuse toujours de faire de même. Elle conditionne sa propre signature à la conclusion d’un second accord sur les autres droits des pigistes, dont certaines dispositions sont en deçà des textes en vigueur. Pour sortir de l’impasse, une commission mixte paritaire a été mise en place sur décision du ministre du Travail. Dans cette instance, répondant aux objections des syndicats, le porte-parole de la partie patronale a été tout à fait clair devant le représentant du ministère : « Nous ne pouvons pas accepter des dispositions qui imposeraient à l’ensemble de la branche de respecter la convention collective. » Sans commentaire !

Concernant enfin la déontologie, maillon fondamental de la qualité de l’information qui, seule, peut rendre leur crédibilité aux médias t contribuer à les faire sortir durablement de la crise que connaît le secteur de l’information, le silence patronal est assourdissant. A maintes reprises, les syndicats ont proposé que les chartes des droits et des devoirs des journalistes (SNJ 1918/38 et Munich 1971) soient annexées à notre convention collective. En 2007, une nouvelle tentative a été faite, sous la forme d’un courrier adressé à toutes les organisations patronales de presse écrite, demandant l’ouverture d’une négociation sur ce thème. Une seule a répondu verbalement. Les autres n’ont même pas eu la correction d’accuser réception de notre lettre !

Pour le SNJ, syndicat ultra-majoritaire chez les journalistes, le mépris affiché par les patrons des médias et leurs organisations professionnelles pour tout ce qui touche au dialogue social, au respect même des dispositions qui ont été bâties paritairement, et à toute considération mettant l’information au-dessus des lois du marché, a franchi la limite du supportable.

Ceci est d’autant plus grave que les enjeux auxquels le secteur de l’information est confronté (crise de la presse écrite, perte de crédibilité auprès de l’opinion, révolution numérique…) appellent au contraire une réponse qui passe par une mobilisation de tous les savoir-faire, une adhésion de l’ensemble des salariés, un dialogue constructif et un climat social apaisé. Au lieu de cela, les entreprises dénoncent les accords signés, stérilisent les négociations, remettent en cause les acquis, poussent les personnels les plus expérimentés vers la sortie, exploitent et découragent les jeunes, bradent les contenus des journaux au plus offrant ou au mieux communicant. Un comportement mortifère pour la presse et pour les journalistes.

Selon le SNJ, la sortie de cette spirale du moins-disant social, doublé d’un moins-disant éditorial, doit être le thème central d’états généraux dignes de ce nom.
 
 

Paris, le 9 juillet 2008
Procès pour outrage

A peine créé, le
CODEDO (Collectif pour la dépénalisation du délit d’outrage) a du pain sur la planche. Il semble en effet que nous assistions à une véritable "pandémie" de procès pour outrage…

Jeudi 10 juillet 2008 à 9 heures (au moment même où Maria Vuillet comparaîtra devant la 28e chambre du TGI de Paris pour outrage à sous-préfet), un autre procès pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique se tiendra devant la 29e chambre du TGI de Paris. Celui d’Yves Baumgarten, professeur de philosophie, dont voici résumée l'histoire éloquente…

RAPPEL DES FAITS

Le jeudi 29 mai 2008 à 18 heures, Yves s’attable à un café de Barbès, à Paris. Il a rendez-vous avec un ami plus doué que lui en informatique, pour lui demander conseil car son ordinateur portable est en panne.
Brusquement, un homme fond sur lui. "Tu le vends? C’est un portable volé?"
Surprise d’Yves : "Vous êtes qui?"
"Police! Tes papiers !"
Suggérant à l’homme qui vient de sortir sa carte de police de le vouvoyer, Yves s’étonne: "Vous n’avez trouvé que moi dans le quartier ?"
Un deuxième homme se rue lui. Yves se retrouve plaqué au sol et reçoit des coups de pied. Il reste au sol pendant plusieurs minutes, un genou sur la nuque, un policier sur les reins.
Arrivée d’une voiture de police en renfort. Dans le fourgon, Yves, qui a auparavant décliné sa profession, demande à ce qu’on desserre les menottes. Refus des policiers. L’un d’eux lui répond : "On n’en a rien à foutre que tu sois prof de philo!" C’est pendant le transport dans le fourgon qu’Yves, halluciné par la violence de ce qui lui arrive, se laisse aller à traiter les policiers de "milice de Sarko!"
Yves est accueilli au commissariat par un "Ah, le prof de philo qui n’aime pas la police !". Retenu en garde à vue pendant 24 heures, il écope d’une plainte pour outrage et rébellion.

Yves Baumgarten est défendu par Me Nathalie Suter.

Le CODEDO sera bien entendu présent demain au procès d’Yves. Nous "naviguerons" donc entre la 28e chambre, où est jugée Maria l’assistante sociale, et la 29e, où est jugé Yves le prof de philo, avec dans nos poches le "Manifeste pour une dépénalisation du délit d’outrage", ainsi que l’ouvrage "Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage".

Merci de votre attention.

Pour le CODEDO,
Jean-Jacques Reboux (06 24 06 52 24)
Maria Vuillet (06 13 66 65 88)



(A signaler ce jeudi 10 juillet un article d’Ondine Millet sur le CODEDO dans "Libération")
"Charlie Hebdo" (sous la plume de Sylvie Coma) et "Les Inrockuptibles" (article d’Anne Laffeter) ont évoqué cette semaine les activités de notre collectif en devenir, qui semble, hélas, promis à multiplier ses actions.

L'outrage à Marie

Comme Ingrid Betancourt, Maria Vuillet est franco-colombienne. Comme Ingrid

Betancourt elle défend les libertés. Mais ses propos n’ont pas la même résonance auprès des autorités françaises. Alors que la République vient de réserver à la première un accueil plein de ferveur, et dans un grand fracas médiatique, la seconde est poursuivie par les tribunaux, presque en catimini.

Le 10 juillet 2008 à 9 heures, Maria, assistante sociale à Nanterre, comparaît devant la 28e chambre du TGI de Paris pour outrage au sous-préfet d’Ile-de-France.

RAPPEL DES FAITS

Le 22 octobre 2007, Maria manifeste à la station de métro Guy-Môquet contre la visite de N. Sarkzoy venu lire la "lettre de Guy Môquet" dans le lycée de sa fille. Au sous-préfet d’Ile-de-France lui disant "Attention, madame, je représente la République!", Maria répond "Oui, mais pas celle que voulait Guy Môquet."

Le sous-préfet prétend avoir entendu "Vous êtes facho." Ce que nie Maria ; Le procès, fixé au 16 juin, a été reporté à la demande du sous-préfet. La défense de Maria est assurée par Me Thierry Lévy.


Il est bon de rappeler que les premiers mots entendus par Maria dans la bouche des policiers qui l’arrêtèrent, et la menottèrent très violemment,
avant ses 4 heures de garde à vue, furent:
"Toi, dans deux jours, c’est
  retour au pays !"


CODEDO
(Collectif pour une dépénalisation du délit d’outrage).


http://www.rue89.com/2008/06/16/outrage-a-agent-un-proces-et-le-livre-de-riverains-de-rue89

Le CODEDO, créé en juin 2008 à l’initiative de Romain Dunand et Jean-Jacques Reboux (co-auteurs de "Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage"), et de Maria Vuillet, a présenté ses propositions lors d’une conférence de presse.
http://www.rue89.com/2008/07/03/outrage-suite-le-recit-de-son-audience-par-un-internaute

CI JOINT LE COMMUNIQUE DU
COMITE DE SOUTIEN A MARIA VUILLET

"Ce n'est pas celle que voulait Guy Môquet" répond Maria Vuillet au sous-préfet qui vient de lui dire "Je représente la République", alors que, ce lundi 22 octobre 2007, il se rend au métro Guy Môquet où il est accueilli sous les sifflets de lycéen(ne)s venu(e)s du proche lycée Carnot. S'estimant outragé dans l'exercice de ses fonctions, il porte plainte, affirmant que Maria lui a dit
"Vous êtes facho", ce qu'elle nie fermement. Le 4 février 2008 Maria Vuillet est
citée à comparaître le 16 juin, quatre mois plus tard.

LA DEROBADE.

À l'audience, le public est venu nombreux. Maître Thierry Lévy présente ses quatre témoins au Tribunal. Maria Vuillet est là. Au banc de la partie civile, un avocat, seul : le sous-préfet a eu "un empêchement d'emploi du temps". Stupéfaction dans le public. En termes d'agenda cette date est fixée depuis fort longtemps, il faudra donc qu'il se soit produit un événement exceptionnel pour que le sous-préfet, chef du Cabinet, ne se déplace pas à l'audience. Par ailleurs, pour autant que les fonctions de la partie civile soient importantes, elles ne semblent pas aussi contraignantes que celles du préfet, secrétaire général, et de la sous-préfète, directrice du Cabinet [voir l'organigramme de la Préfecture sur http://www.idf.pref.gouv.fr/etat/organisation.htm].

LE MEPRIS

Parmi les quatre témoins de la défense, trois sont des lycéennes, au cœur de  a  période du Baccalauréat et des concours d'entrée aux grandes écoles, l'une d'entre elles venant de surcroît de grande banlieue. Ces jeunes filles, pour lesquelles le calme et la concentration sont indispensables, se sont tout de même rendues à l'audience, dont on peut imaginer qu'elle représentait, de plus, une épreuve difficile au regard de leur responsabilité face à une lourde accusation portée par un haut-fonctionnaire de l'État. Et ledit plaignant ne vient  pas... Et, en admettant qu'il se soit produit un événement exceptionnel, pas le moindre et simple mot d'excuse. Rien.

LE DENI

Maria Vuillet vit depuis plus de quatre mois dans l'attente de ce jour. Elle est passible de 7.500 € d'amende (un an de son salaire d'assistante-sociale à mi-temps), de six mois d'emprisonnement et de l'interdiction d'une durée de cinq ans d'exercer une fonction publique. De lourdes peines. Sur les dires du sous-préfet de Paris. Le pot de terre contre le pot de fer. Maria est responsable, courageuse, et elle n'est pas seule. Cette audience allait enfin, après toute cette attente, lui permettre, après n'avoir cessé de clamer son innocence, de démontrer que l'accusation était fausse. Et de quitter le Tribunal relaxée. Elle a été privée de ce droit fondamental, sans la moindre explication concrète.

ET LA COLERE

Sitôt le renvoi demandé par l'avocat de la partie civile, le ministère public suit cette demande. Alors même que l'avocat précise que "s'il y a un renvoi, je ne peux m'engager à ce qu'il soit là"... D'autre part, le Code de procédure pénale dit [Art. 425-1°al.] : "La partie civile régulièrement citée qui ne comparaît pas ou n'est pas représentée à l'audience est considérée comme se désistant de sa constitution de partie civile". Le sous-préfet étant représenté, il n'y a donc pas désistement. Ce qui signifie aussi que l'audience peut se tenir. C'est ce qu'a défendu fermement Maître Lévy contre l'avis du Procureur. En vain. L'huissier est venu face au public à deux reprises pour faire cesser les grondements qui  montaient. La Présidente du Tribunal a prononcé le renvoi. Au 10 juillet. Maria attendra quatre semaines de plus.


Pour le Comité de Soutien,
Jacques Monge
Nucléaire on nous prend pour des c....


De l'uranium s'est déversé dans l'environnement du site nucléaire du Tricastin (Vaucluse), dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008..

Les préfets du Vaucluse et de la Drôme ont, après consultation de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), interdit, jusqu'à nouvel ordre, la consommation d'eau potable issue de captages privés sur trois communes, mais aussi la baignade et la pêche dans les cours et plans d'eau avoisinants. L'irrigation agricole est stoppée. Les effluents radioactifs se sont en effet infiltrés pour partie dans le sol à l'intérieur même de l'établissement. Mais une quantité mal évaluée a rejoint par le réseau des eaux pluviales des rivières de la Gaffière, puis du Lauzon qui se déverse dans le Rhône. La société Socatri, qui a immédiatement effectué des mesures, "a constaté un dépassement de la valeur préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les eaux destinées à la consommation humaine d'un facteur 1000 pendant une courte période correspondant aux passage du pic de pollution", indique l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Chargé de l'expertise en cas d'accident, cet organisme estime cependant que les "conséquences radiologiques pour les populations devraient être négligeables". "Dans la mesure où les gens ne consomment pas l'eau de la nappe phréatique, les risques de contamination sont inexistants", estime Thierry Charles, directeur de la sûreté des usines à l'IRSN.

C'est vrai ça, les gens n'ont qu'à boire de l'eau de vie et se laver à l'eau de Cologne !

L'uranium s'est noyé !

Lire ici : http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/07/14/de-l-uranium-suspect-decele-dans-la-nappe-phreatique-au-tricastin_1073149_3244.html#xtor=EPR-32280123&ens_id=628859
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