Coencas

Publié le par journal La Mée

Un milliardaire en prison : l'ancien propriétaire du groupe Valfond (dont l'entreprise Focast, de Châteaubriant, était une filiale) .
Voir : http://www.journal-la-mee.info (en tapant Coencas à la place du mot : rechercher)


Lire à ce sujet :

Article du Nouvel Observateur :

Michel Coencas en prison Cet article du Nouvel Obs est bien bon pour Michel Coencas en disant qu’il a "véritablement sauvé des petites ville d’une catastrophe sociale". Châteaubriant n’a pas échappé à la catastrophe sociale !!

Article de Lutte ouvrière : http://www.lutte-ouvriere-journal.org/article.php ?LO=1961&ARTICLE=21

Article paru dans Voila.fr du 24 février 2006 :

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné le 24 février, l’industriel Michel Coencas, poursuivi pour escroquerie, à 2 ans d’emprisonnement dont 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve et 200.000 euros d’amende, prononçant le mandat de dépôt à l’audience.

Les avocats du milliardaire ont déclaré qu’ils feraient appel.

Alors que des proches de Coencas criaient au scandale, le président de la 15e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre Alain Prache a lancé : "Dans un Etat de droit, la loi s’impose à tous".

Mari de Caroline Barclay, président du club de football de Valenciennes lors du scandale OM-Valenciennes, proche de Bernard Tapie et Jean-Louis Borloo, Coencas fait racheter en 1995 par un proche, l’entrepreneur marseillais Auguste Muscinesi, sa société Affinal (retraitement de métaux non ferreux), en cessation de paiement. Coencas reste en réalité le gérant de fait.

A l’époque, Affinal accuse "un passif supérieur à 400 millions de francs - dont 180 millions de francs environ de créances intra groupe ou personnelles à Michel Coencas", selon le jugement.

Coencas fait rédiger par une subordonnée les statuts de la holding de Muscinesi devant reprendre Affinal et prête deux millions de francs à Muscinesi pour le rachat, avalisé fin 1995 par le tribunal de commerce (TC) de Nanterre.

Pour la 15e chambre, le TC "a été victime de manoeuvres frauduleuse d’une rare intensité".

En effet, "sans le financement et les appuis bancaires" du milliardaire, Muscinesi "eut été dans l’incapacité de donner l’apparence de la faisabilité de l’opération".

De plus, "ces faits mettent en cause gravement la crédibilité et l’autorité de la chose jugée, donc de l’Etat, en instrumentalisant un tribunal", et "participent à l’insécurité éminemment préjudiciable à l’activité économique, laquelle ne peut s’épanouir que dans des relations de confiance".

Aux représentants du groupe automobile PSA, principal client d’Affinal, Coencas indique fin 1995 que Muscinesi dans cette affaire "n’effectue qu’un portage" et qu’il détient "un engagement de revente" d’Affinal, qu’il reprendra "sous quelques semaines".

Chose faite en juin 1996. "Ainsi le rachat de Affinal pour 3,6 millions de francs a apuré un passif supérieur à 400 millions de francs (...) et fait financer plus de soixante licenciements" par la collectivité, explique le jugement.

Muscinesi a été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve, ainsi qu’à 100.000 euros d’amende.

Enfin, 28 salariés licenciés après la reprise d’Affinal ont été déboutés de leur demande de 100.000 euros de dommages-intérêts chacun.

Roland Szpirko, délégué syndical qui avait dénoncé l’affaire à la justice, a estimé "choquant que les salariés, seules vraies victimes, ne soient pas dédommagés".

Publié dans la-mee.contestataire

Commenter cet article